Phoenix Suns - Milwaukee Bucks : 122-114
Ce n'est pas vraiment une surprise, c'est au contraire presque naturel : Phoenix a une nouvelle fois battu Milwaukee à domicile. Une tradition que les Bucks ne parviennent pas à contredire depuis plus de vingt ans. Leur dernière victoire chez les Suns remonte en effet à février 1987. Croyaient-ils vraiment à l'exploit, les hommes de Larry Krystkowiak ? L'idée avait dû faire son chemin dans un coin de leur esprit. Mais Steve Nash a fait en sorte qu'elle ne dure pas. Remis de la grippe qui l'avait éloigné des parquets pour la première fois de la saison, deux jours auparavant à Utah (défaite 108-86), le Canadien a de nouveau guidé les siens vers la voie du succès (35 points, 7 passes). Après une entame réussie de la part des Bucks, devant au score à la mi-temps (68-61), Nash a sorti le grand jeu : 26 unités à 11/13 au shoots (4/5 aux tirs primés) en deux quarts-temps. Ses partenaires n'ont pas été en reste, à l'image d'Amare Stoudemire (31 points, 8 rebonds) mais surtout de Boris Diaw ( Photo Reuters ), qui a fait remarquer l'absence de Grant Hill (appendicite) de manière très positive. Présent dans le cinq de départ, le Français a signé un double-double (21 points, 11 rebonds), son record offensif cette saison.
San Antonio Spurs - Minnesota Timberwolves : 105-88
Oublier la défaite contre Detroit (80-90) et ne rien lâcher au sommet de la conférence Ouest : tel était le double objectif des Spurs. La mission a été réussie, même si cela a pris du temps. Face à une équipe fantomatique cette saison (16e revers en 18 matches pour les Wolves), San Antonio n'est pas parvenu à se donner de l'air rapidement. Les visiteurs, battus par 31 points d'écart à Houston et décidés à ne pas remettre ça, ont tenu la dragée haute au champion en titre, un point seulement séparant les deux franchises à l'issue du deuxième quart-temps. Ce qui fera dire après coup à Manu Ginobili (22 points) que les Spurs « ont mal joué, comme depuis une dizaine de rencontres ». Le score a quand même tourné à l'avantage des Texans, qui ont fait respecter la logique. Tony Parker , qui voulait se racheter après être passé au travers face aux Pistons, a offert 8 passes et marqué 21 points. À l'inverse, Tim Duncan s'est montré plus discret que jeudi (15 points, 9 rebonds). C'est l'un des Wolves qui a fini meilleur marqueur, Al Jefferson (24 points), auteur de plus de vingt unités pour la troisième fois de suite. Insuffisant pour empêcher Gregg Popovich de connaître le 600e succès de sa carrière en saison régulière.
Washington Wizards - Boston Celtics : 85-78
Concéder deux défaites en trois matches, cela peut passer. D'ordinaire... car quand ça se produit pour Boston, le banal se transforme en événement. Ce petit grain de sable inattendu ne devrait pas enrayer la machine mais peut ouvrir des brèches, tout en ouvrant les yeux des Wizards. Privés de leur maillon fort, Gilbert Arenas, ils s'attendaient à un pain quotidien amer. Eux, qui n'avaient pas battu une équipe du haut de classement depuis sa blessure, ont réussi à gravir une montagne. La clé du duel se trouvait d'ailleurs en altitude. Washington a dominé son adversaire près du panier (49 rebonds à 30), en muselant l'un des piliers des Celtics : Kevin Garnett , certes auteur de 19 points, mais qui n'a pris que 6 rebonds. Le maître du jeu intérieur fut Antawn Jamison (10 points à 4/15, mais 16 rebonds), qui a compensé la faible réussite des Wizards à trois points (2/18). "Tawn" et ses partenaires ont su viser juste au bon moment, dans l'ultime quart-temps, pour reprendre l'avantage grâce à un 15-4. La fatigue des Celtics, à l'image de Ray Allen (8 points, 1 passe), est l'une des explications de ce revers. Garnett en apporte une autre, estimant que son équipe « est tombée un peu dans la facilité ». Il prévient toutefois que « le tir va être corrigé lundi ». Les deux franchises s'affronteront à nouveau, à Boston. - J.Te.